Produire ou être heureux : Faut-il choisir ?

Produire ou être heureux : Faut-il choisir ?

Produire ou être heureux : Faut-il choisir ?

 

bien-être ou travail : Faut-il choisir ?

Vous avez déjà vécu une de ces journées magnifiques où tout est fluide, joyeux, agréable voir parfait ? Qui n’a jamais rêvé que toutes nos journées ressemblent à un long fleuve tranquille ? Et puis non, parfois dès le réveil vous sentez bien que ça va être compliqué. Puis les galères s’enchaînent, le stress augmente, vous vous sentez débordé tout le temps. Vous accumulez de la fatigue et vous entrez dans la spirale infernale du travail et de la productivité. Le rêve est bien loin, il s’éteint et les moments de vie magique se font de plus en plus rares. Si vous lisez cet article, c’est que vous avez pris la décision de faire bouger les choses. Vous en avez assez et il est temps voire urgent d’être heureux. Et vous êtes au bon endroit : je vous propose ici l’idée que le bien-être et le travail sont compatibles.

Toute une histoire de perception

Je pars du principe que la vie est un voyage fabuleux. Lors de ce voyage nous vivons des expériences, certaines agréables et d’autres désagréables. Les moments agréables sont indispensables à la vie elle-même. Les moments désagréables de notre vie sont utiles également. Je les perçois comme des apprentissages et un moyen d’apprécier, à leur juste valeur, les moments agréables. En effet ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort. C’est parce que j’ai laborieusement raté mon premier entretien d’embauche que j’ai eu ce poste de manager quelques années plus tard. De même c’est grâce à cet échec que ma fierté et ma joie, face à cette promotion, ont été si intenses.

J’ai commencé à être plus heureuse dans ma vie quand j’ai lâché la quête d’une vie tout le temps paisible. Le vrai défi du bien-être à mes yeux est d’arriver à être en paix même dans une situation d’inconfort. Cela ne veut pas dire de se mettre constamment en situation désagréable, simplement de se préparer à en vivre et de passer ces phases avec plus de légèreté. Alors comment se préparer ? Je vois deux axes essentiels à pratiquer. Le premier consiste à vraiment prendre le temps d’apprendre de ses précédents échecs ou moments de vie difficile. Le second est l’écologie intérieure, le fait de prendre soin de soi et de gérer ses émotions.

Pour moi le bien-être est une sensation de sécurité paisible, qui nous autorise à sortir de notre zone de confort. Le bien-être c’est la capacité à entretenir des relations de qualité avec sa famille, ses amis et aussi ses collègues, son patron. Le bien-être est présent lorsque nos actions ont du sens et contribuent au développement de soi-même, de son entreprise, ou/et d’une cause.

 

Les idéologies et la réalité du terrain

Le bien-être c’est un joli concept mais soyons réalistes. Au travail nous avons des impératifs, une charge de travail toujours plus grande, ou des collègues irrespectueux et un patron exigeant. C’est peut-être vos collaborateurs qui sont inefficaces, ou encore votre manager qui est trop stressé. Tous ces éléments extérieurs influencent grandement la capacité de chacun à être serein au travail. Peut-être qu’alors vous avez un sentiment d’impuissance, de résilience. Dans de telles circonstances, les deux scénarios possible sont le burn-out ou alors un état d’irritabilité.

 

J’aime travailler sur les perspectives, et les différents angles que peut posséder une même situation. Il nous faut apprendre à élargir notre zone d’influence. Dans un premier temps de soi à soi : qu’est-ce que je peux faire pour améliorer ma qualité de vie indépendamment des autres ? Cela passe par : prendre soin de soi (alimentation saine, sport, repos, loisirs), apprendre à réguler son stress et renforcer sa motivation, ou encore par le fait de cultiver un esprit positif (carnet de gratitude). Je détail plus ce concept dans mon article sur les relations.

Imaginez le début d’une journée type : réveil à 6 h, petit-déjeuner, vous sortez de chez vous et là vous êtes face au bus qui est en retard ou à un bouchon sur le trajet du travail. Comment réagissez-vous si vous n’avez dormi que trois heures cette nuit ? Et comment se passe votre journée après ça ? Imaginez maintenant la même situation, mais vous avez passé une nuit de rêve et vous avez eu le temps de vous préparer votre petit-déjeuner préféré. Quel sera votre état d’esprit face à ce bus en retard ou à ces bouchons ? Il y a une détente n’est-ce pas ? Cette détente nous garde dans un état d’esprit positif et créatif.

Une fois cette base solide, nous pouvons continuer d’élargir notre zone d’influence de soi vers les autres. Concrètement pour améliorer nos relations. Même quand nous n’avons rien à nous reprocher il est intéressent de développer son intelligence émotionnelle grâce à la Communication Assertive par exemple (voir article sur la CNV). Cet outil va vous permettre de sortir de ces jeux de pouvoir qu’il peut y avoir en entreprise. Il rend les interactions plus fluides, et de fait plus agréables et productives.

 

 

C’est possible et vous le méritez

Le bien-être est un vrai levier de performance au travail. Cette notion vaut la peine d’être prise au sérieux tant vous gagnez en qualité de vie et aussi pour avoir la satisfaction d’une grande efficacité au travail. Cette démarche demande d’acquérir une certaine discipline, de prendre de nouvelles habitudes. Il vous faut cultiver la patience et la persévérance. Et souvenez-vous : c’est parce que je fais des efforts (inconfort), que je peux éprouver une grande joie quand les résultats vont apparaître. Finalement ces petits efforts vont transformer votre vie. Imaginez cette transformation à plus grande échelle, nous aurions des êtres humains responsables de leur bien-être, agissant en accord avec leurs valeurs et qui auront une facilité à coopérer.

 

coach

 

Gaëlle Fleury

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